CFP : une fin de quinquennat ! – Edito

Par sebastien chary dans Actualités Actualités scientifiques

Le CFP aura cinq ans – pas encore l’âge de raison – lors de sa prochaine édition, à Nantes, du 26 au 29 novembre 2014. Nous espérons que vous nous renouvellerez votre confiance en venant, encore plus nombreux que ces dernières années, à cette sixième édition. Sans faire campagne pour une reconduction de notre mandat, il nous a semblé souhaitable de dresser un bilan de notre quinquennat, comme secrétaires généraux du CFP. Nos engagements nous semblent avoir été tenus :

    – un congrès fédérateur de toutes les composantes de notre discipline, que ce soit le type d’exercice (libéral ou publique), la référence théorique (neuroscientifique ou sciences humaines et sociales) ou la spécialisation (pédopsychiatrie, addictologie, psychogériatrie, …).
    – un congrès français qui nous offre la chance d’aller, chaque année, de ville en ville et de nous préserver d’un certain parisiano-centrisme.
    – un congrès fondé sur le bénévolat de tous, ce qui nous a permis de faire des économies et de soutenir des initiatives en direction de l’ensemble de la profession, notamment en direction des jeunes psychiatres (bourses, prix « meilleur article », école d’été).
    – un congrès qui est l’œuvre de tous, et non l’initiative de quelques uns, ce qui lui donne la grande diversité qui en fait l’attrait. Il se nourrit  particulièrement du partenariat avec une cinquantaine d’associations ou de sociétés savantes mais aussi avec l’EPA (European Psychiatric Association) et l’ITMO (Institut Thématique Multi-Organismes) Neurosciences d’AVIESAN (Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé qui regroupe l’INSERM, le CNRS, le CEA, l’INRA, l’Institut Pasteur, les présidences d’Université,…)

Ce quinquennat a connu la crise économique qui a amené un important désinvestissement de la part de nos sponsors ; il a, fort heureusement, été largement compensé par les inscriptions individuelles. Le CFP, se situe actuellement parmi les grands congrès médicaux qui ont la plus grande proportion de participants payant leur inscription par rapport à ceux qui sont invités. Cela nous semble important et très encourageant pour notre indépendance, même si nos rapports avec l’industrie pharmaceutique ont toujours été transparents et répondent aux recommandations internationales actuelles. A ce propos, pour faciliter la prise en charge des praticiens hospitaliers par leurs établissements respectifs, un forfait « inscription, transport et hébergement » a été proposé par le congrès ; une facture unique évite à chacun de produire une multitude de factures à son administration pour obtenir, parfois avec un long délai, un remboursement. Certains hôpitaux ont même accepté de payer directement cette formation permanente au congrès pour que leurs médecins n’aient pas à faire l’avance des frais. Pour les collègues libéraux ce forfait est aussi une mesure économique et pratique. De plus, notre partenariat avec le CNQSP, et bientôt avec d’autres organismes, offre à tous les collègues, une palette diversifiée de sessions de DPC désormais obligatoire.

Le thème choisi  cette année : « changer nos paradigmes » sera l’occasion de réfléchir ensemble sur les orientations à venir de notre pratique clinique et thérapeutique mais aussi de nos perspectives de recherche. L’appel à communication vient de se terminer. Une nouvelle fois vous êtes nombreux à vous être mobilisés et nous vous en remercions. Nous ne pourrons malheureusement pas toutes les retenir puisqu’elles sont trois fois plus nombreuses que les créneaux horaires disponibles.

Rendez-vous donc à Nantes, comme orateurs ou comme auditeurs, en tous les cas comme participants à cette manifestation qui nous rassemble.

Patrice BOYER et Frédéric ROUILLON.